De nombreuses hypothèses ont alimenté les scénarios les plus fantaisistes en matière d’interactions vocales. Certains ont rapidement abordé les problématiques liées à la publicité dans un monde purement vocal (entendez, sans le support d’un écran).

D’autres y ont très rapidement vu une opportunité incroyable car, comme nous l’avions expliqué dans l’un de nos articles, les requêtes vocales transactionnelles (lisez, liées à une action : acheter, louer, commander, .etc.) convertissent mieux que leurs homologues claviers. Une question se pose dès lors :

La voix : évolution ou révolution ?

Dans cet article, nous vous proposons quelques éléments de réponse en commançant par déterminer qui sont les propriétaires d’enceintes connectées.

Au mois d’octobre, Statista annonçait que 20 % des consommateurs américains possèdent un haut-parleur connecté. Plus proche de chez nous, un récent sondage réalisé par le Journal du Net relevait que 25,6 % des Français étaient équipés. Très clairement, la voix est une évolution, une interface supplémentaire que les utilisateurs ont intégrée à leur manière de rechercher et de consommer du contenu.

Par ailleurs, l’adoption de cette technologie est clairement supportée par les « Innovators » (taux d’adoption : 50 %) et les « Early Adopters » (taux d’adoption : 46 %). La majorité n’est clairement pas encore convaincue par ce que d’aucuns n’hésitent pas à qualifier de gadget inutile. Il ne fait dès lors aucun doute que le Big Bang annoncé par certains n’aura pas lieu.

Qui possède une enceinte connectée de type Google Home ou Amazon Echo ?

Quel usage de cette nouvelle interface ?

En matière d’usage, 60 % des requêtes sont liées à la recherche d’information (questions générales) et 57% à la météo. Viennent ensuite toute une série d’actions : jouer de la musique, configurer une alarme, bloquer un rendez-vous, ajouter un rappel ou donner des instructions domotiques (éclairage, température dans une pièce, etc.). La recherche d’entreprises ou de commerces à proximité ne représente, quant à elle, que 16 % des requêtes. L’achat de produits dépasse à peine la barre des 10 %.

Statista: utilisation des enceintes connectées

La plupart de requêtes sont donc liées à la recherche d’informations. Mais ces requêtes sont-elles réellement différentes de celles tapées sur un clavier ? Eh bien oui. Google a analysé 5000 requêtes courantes et a pu déterminer qu’au-delà de trois mots clés, la requête était plus souvent vocale. Les utilisateurs ont donc tendance à anthropomorphiser leur assistant virtuel en leur adressant des requêtes lexicalement plus riches. Une véritable opportunité en matière de référencement naturel.

Et qu’en est-il de l’intention des utilisateurs d’assistants vocaux ?

Sont-ils réellement prêts à acheter au moment où ils s’adressent à leur haut-parleur connecté ? Eh bien non et ce point est peut-être lié à la manière et le lieu où nous utilisons ces assistants. 51 % des requêtes adressées à Alexa, Siri, Cortana et Google Assistant le sont alors que l’utilisateur est au volant ; un environnement qui, de notre humble point de vue, est assez peu propice au shopping. D’ailleurs dans 65 % des cas, les utilisateurs d’assistants vocaux déclarent l’utiliser dans une optique de se simplifier la vie (’convenience’) plus que de consommation. La vraie gageure en matière d’achat vocal revient dès lors à évaluer le degré de commodité de votre produit.

Voice Search : perception de cette nouvelle interface

Conclusion

Il ne fait aucun doute que les ventes d’enceintes connectées ne vont cesser de croitre dans les prochains mois. L’adoption de cette nouvelle technologie n’est qu’une question de temps. Pour l’heure, il est évident que la plus belle des opportunités reste la mise en place d’une stratégie SEO adaptée : six requêtes sur dix attendent une réponse claire à une question plus précise que dans l’univers des claviers.

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